ven 22 juin - 20:00 - Salle Elie de Brignac - DEAUVILLE

Saison culturelle - Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie - Purcell, Debussy et Mozart

Première venue, dans la saison culturelle de Deauville, de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen Normandie dans un effectif de trente-cinq musiciens.

L’Orchestre de l’Opéra de Rouen accompagne les productions du Théâtre des arts/ Opéra de Normandie et donne chaque saison une cinquantaine de concerts, en Normandie, en France et dans les grandes capitales internationales. Sa première venue à Deauville célèbre et illustre les atouts et les nouveaux dialogues artistiques d’une Normandie réunifiée.

Au programme :
Henry Purcell, "Chaconne" en sol mineur
Précédée d'une Passacaille, cette pièce méditative repose sur une basse obstinée de quatre mesures. Elle reflète, par sa simplicité même, les exceptionnelles qualités expressives qui feront de Purcell l'un des compositeurs les plus importants de la période baroque.

Claude Debussy, "Danse sacrée et Danse profane"
Composées en avril-mai 1904, les "Danses" sont la première partition qu’achève Debussy après la création de "Pelléas" et "Mélisande". Elles ont pour origine une commande de la firme Pleyel, dont le directeur Gustave Lyon (à qui l’œuvre est dédiée) avait breveté une harpe chromatique sans pédales et dotée de deux plans de cordes, incluant d’origine toutes les notes. Avec cet instrument, Pleyel voulait concurrencer la harpe diatonique à pédales dont Érard avait le monopole. Son succès fut toutefois éphémère du fait des difficultés d’accordage qu’il posait. La partition de Debussy, morceau de concours de la classe de harpe chromatique du conservatoire de Bruxelles en 1904, peut être exécutée heureusement sur une harpe à pédales. Son écriture modale, à l’archaïsme subtil et aux textures claires, n’est pas sans rappeler d’autres œuvres antiquisantes de Debussy (les "Danseuses de Delphes", la musique de scène pour les "Chansons de Bilitis" ou la "Tarentelle styrienne"). La harpe est ici l’instrument soliste, les cordes tissant un écrin aux sonorités transparentes – dans la partition, Debussy évoque explicitement l’« accompagnement d’orchestre d’instruments à cordes ». La "Danse sacrée" a l’allure d’une sarabande, et utilise un thème de La Danse du voile du portugais Francisco de Lacerda, lauréat en 1904 d’un concours de composition organisé par Le Figaro, dont Debussy avait été l’un des jurys. La "Danse profane" est une valse pleine de charme, qui tournoie indolemment. Les deux pièces sont créées publiquement le 6 novembre 1904 par Lucille Wurmser-Delcourt, Édouard Colonne dirigeant les cordes de son orchestre.

Mozart, Symphonie n°38 dite « Prague »
La Symphonie no 38 en ré majeur dite "Prague", KV 504, est une symphonie composée par Wolfgang Amadeus Mozart fin 1786, alors que le compositeur allait bientôt avoir 31 ans.
En 1786, le public autrichien, frivole et peu attachant, semblait en avoir assez de la musique de Mozart. Sa popularité allait décroissant, le nombre de concerts donnés et leur succès se réduisait, bref, le déclin de sa vie était annoncé. Cependant, l’estime dont il jouissait à Prague, capitale de la Bohême, ne faiblissait pas. Pour remercier la cité, Mozart emporta, lorsqu’il dut s’y rendre pour les répétitions de Don Giovanni et des Noces de Figaro, une symphonie inédite, probablement écrite plusieurs mois plus tôt mais qui n’avait jamais été exécutée : la Symphonie no 38 en ré majeur "Prague".


Un concert accueilli à Deauville avec le soutien de l’ODIA Normandie